Born To Pète ta Gueule!

C'est l'histoire d'une chanson

Et oui! Aussi surprenant que cela puisse paraître, “Born to Pète ta Gueule!”; assez souvent abbrevié en “Born To” n'est pas le nom d'un sort de mage bourrin en mal de puissance, non plus que d'une attaque complexe d'une bande de nain passablement éméchés, ni même le tatouage affectueux arboré par un marin dans le port d'Amsterdamdhil.
“Born To” est une chanson.
Mais quelle chanson mes amis!

Des faits à la Légende

“Born to”, historiquement, fut créée voilà pas mal d'années par une bande d'orcs en mal de gloire, et qui, par tous les moyens souhaitaient conquérir le public et emporter la victoire. Mais avant de raconter cela, il me faut dire la vérité :

Le Groupe

Les Orcs Extrémistes, éphèmère formation “musicale” qui ne dura que le temps d'une IRL et d'un concert, était composée de:

Torsak : Choriste.
Armoro : Compositeur, guitariste (lead, rythmic et solo) et choriste.
Ironfist : Parolier et choriste.
Celimbrimbor : Chanteur. [sic]

Tout de suite, ce qui surprend dans cette composition, c'est l'extrême diversité des talents. Torsak, au coffre puissant, était un support efficace dans le chant, permettant au refrain de s'envoler sans faillir vers des performances vocaliques hors du commun, bien amenées par un Armoro efficace, propre et inventif, comme le prouve le solo qui pose magistralement au début de la chanson. Ironfist, parolier d'exception, a su saisir le mal de vivre d'une génération, et le transposer magistralement par des lyrics forts, brutaux, et nets, loin du consensus auquel les groupes musicaux nous avaient habitué. Enfin, Celimbrimbor, tenace, est resté fidèle à lui-même, produisant un chant puissant, gras et grave, faisant siennes les paroles et leur donnant la dimension souhaité par Ironfist.

Mais, comment une troupe aussi disparate aurait-elle pu rester ensemble? C'est ainsi qu'une seule représentation fut donnée, avant que le groupe de ne sépare, chacun allant son chemin, heureux d'avoir touché les étoiles et cotoyé des légendes du Orc'n'roll.

Paroles

Introduction :

Dans des J.Os de Daifen traînaient les plus forts, les meilleurs, les orcs.
Loin des humides, grillés et collants, la force guidait leur choix.

On a de la force, et que ça!
Douceur et tendresse, on connaît pas.

On est des orcs, extrémistes,
Born to Pète ta gueule! (x4)

(Petit solo de guitare qui va bien.)

Les terrains sont petits
Les arbitres sont gentils.
Mais nous on est des méchants
Et on préfère en mettre plein les dents!
Alors on n'est pas aidé
Avec nos méthodes pour gagner.
Parce que nous on est…

Des orcs extrémistes!
Born to Pète ta Gueule! (x4)

Dès que Thorsak frappe un peu fort
De suite, la balle elle sort!
Ou sinon, ça casse les doigts
Du gentil, qu'on n'aime pas!
Mais comme nous, on corrompt pas
On peut gagner que comme ça!
Parce qu'on est…

Des orcs extrémistes!
Born to Pète ta Gueule! (x4)

Courrir, taper, ça nous va,
Alors que pour viser, c'est pas ça!
Mais on ramasse large,
Sans pour autant être barge!
On frappe fort tout ce qui bouge
Et tant mieux, si ça bouge!
Parce que nous on est…

Des orcs extrémistes!
Born to Pète ta Gueule! (x4)

On s'est traîné le boulet
Durant une demi-journée!
On s'est fait laminer, tuer, exterminer, faire prisonnier.
Mais on va remonter.
Parce qu'on est…

Des orcs extrèmistes!
Born to Pète ta Gueule (ad lib.)

Le concert

Une line-up jeune, un groupe éphèmère, aucun professionnalisme, aucune habitude de tournée… Ce concert aurait pu être une horreur indicible. Cependant, l'envie débordante des membres du groupe, leur volonté évidente de donner d'eux-mêmes, tout ce qu'ils avaient, de payer de leur personne pour animer une flamme inconnue dans le coeur du public, leur farouche détermination à suer jusqu'à ce que la scène s'embrase ou jusqu'à la mort, tout cela toucha profondément l'assemblée.

Ainsi, ce qui ne devait être qu'une simple passade se transforma en un “succès populaire” de grande ampleur. Les autres groupes participants au festival ne purent que saluer la performance hors du commun de ces orcs un peu particulier, et ils manifestèrent leur respect en un pogo de folie, jamais vu, jamais revu depuis.

Les fans en délire envahirent la scène lors du rappel suscité par le jury lui-même, et le bazar fut monstre. Il paraît que même Grulll s'arrêta un instant pour tendre l'oreille vers ce délicieux bordel.

Au final, ces gens que personne n'attendait, et surtout pas eux, malgré des paroles déchirantes de volonté d'en découdre avec le monde entier, réussirent le tour de force de s'imposer dans le coeur de tout ceux présent ce soir là.

Chanson acide aux relents punk, métalleux, aux accents roots, aux racines reggae, aux riffs dévasteurs dignes des plus grands succès du groupe Lep Zibeline, elle a marqué toute une génération de son empreinte immortelle.

La Légende, les Rumeurs

Comment un événement pareil aurait-il pu ne pas marquer les mémoires et se prêter aux fantasmes les plus délirants? Certains prétendèrent que ce furent les accents des guitares d'Armoro qui enivrèrent Sealex. D'autre raconte que, de honte, Manumilitari ne ramena plus son bontempi, et le remisa. D'aucuns prétendent même que le sacrifice de Falxo est motivé pour ces dieux du orc'n'roll…

Quant à l'éclatement du groupe, il fut sujet à encore plus de ragots, qui allèrent même jusqu'à prétendre qu'Ironfist avait sombré dans l'anti-rouille, qu'Armoro avait découvert le solfège et appris à jouer de la guitare. L'on ajouta que Torsak voulait faire carrière solo, et que Celimbrimbor était pris dans le délire monomaniaque égotique…

Mais des rumeurs courrent, disant qu'un jour, peut-être, le groupe se reformerait pour un concert monumental, un grand show à l'orcericaine, avec flammes et feu et sang… Mais cela, c'est une autre histoire.

Impression et récits des spectateurs

  • “Ca, c'est du vrai orc'n'roll, et ça me met la larme à l'oeil” Manu, un orc au pichet.
  • “Est-ce qu'on peut refaire le refrain, juste une fois?” Aliënor, fan en délire.
  • “There are things known, and things unknown. And in between, there are doors.” Un type de passage.
  • “C'était prenant, d'ailleurs, c'est un succès populaire.” Un membre du jury.
  • “C'était original.” Un Espérinta en délire.
  • “Nous étions trop nombreux, nous avions trop d'argent, trop de matériel, et petit à petit, nuos sommes devenus fous.” F.F. Coppola, à propos de l'organisation du concert.
  • “Enorme, énorme.” Faerandel, original.
  • “Je pense que ça suffit maintenant.” Ironfist, déjà blasé par la gloire.

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